Dépasser ses blocages pour se remettre à nos projets abandonnés

Une longue absence…

Trois mois que je n’ai pas écrit sur Minimal Trouble, le temps commençait à se faire long ! A vrai dire, cet abandon temporaire n’a pas été volontaire au début, et a fini par se transformer en un blocage. Parfois, les choses sont hors de notre contrôle, ce qui n’est pas facile à accepter si vous avez une personnalité comme la mienne… Ainsi, après trois déménagements (oui oui), un mémoire de master (enfin) fini, et des entretiens professionnels, ma vie semble peu à peu revenir à la normale.

Revenir à l’écriture me titillait. Ecrire, ça a toujours été « mon truc ». Seulement voilà, je suis restée assez étonnée de voir que l’on peut se retrouver anxieuse à l’idée de se remettre à quelque chose que l’on apprécie. Cela parait paradoxal: lorsque l’on apprécie  quelque chose, on s’empresse de recommencer dès que l’on peut. Pourtant j’ai l’impression que parfois certaines circonstances nous forcent à prendre du recul, et un sentiment de découragement fait surface: « il est trop tard pour recommencer », « et si je n’apprécie pas autant qu’avant? », « je n’ai pas d’idée de toute façon »…

« Tout ou rien »

Le doute est humain, certes. Et si vous êtes comme moi, vous êtes du genre all or nothing. C’est-à-dire que vous allez vous lancer à fond dans un projet, être pleine d’inspiration pendant un temps, jusqu’à ce qu’elle se tarisse, ou bien que vous soyez obligée de mettre le hola temporairement à votre activité. Or, cette pause est destructrice: quel intérêt de s’y remettre? Seulement ce blocage est purement mental.

Je me suis interrogée sur la raison de ce phénomène, et l’explication qui m’a semblé la plus véridique est le fait que l’attrait de la nouveauté a disparu. En effet, l’intérêt demeure puisque l’on doute (« dois-je m’y remettre? »), parfois on essaie même de se culpabiliser de ne pas se remettre à notre activité qui nous plaisait tant avant. Pourtant quelque chose bloque, quelque chose qui nous empêche de passer de la pensée à l’action.

L’attrait de la découverte

Je ne sais pas vous, mais moi j’adore les nouvelles choses. Essayer d’autres activités, découvrir des endroits où je ne suis jamais allée, apprendre des choses sur lesquelles j’ignore tout… C’est l’aspect de la découverte qui m’inspire et surtout qui me garde concentrée sur ce que je fais. Mais se remettre à quelque chose, c’est au contraire retomber dans une routine. Pire même, ce n’est pas reprendre un hobby, c’est le recommencer, car plus la pause est grande, plus nous perdons en pratique, et il nous faut donc ré-apprendre des choses déjà vues par le passé.

Or revoir des choses déjà apprises, c’est pour moi du temps perdu: dans un sens, je me dit que si je ne m’en souviens pas, c’est que ça n’a plus d’intérêt ou que je n’étais pas vraiment passionnée. Ainsi, dans ma jeunesse, j’ai fait de la danse, puis j’ai arrêté au bout de deux ans. De la gymnastique de compétition, arrêtée au bout d’un an. Du violon, un an. De la chorale. De la guitare, arrêtée après avoir quitté le domicile parental. De la calligraphie. Du théâtre.

Je suis rarement revenue à ces activités: à chaque fois, je me donnais à fond, puis ça s’arrêtait pour une raison ou une autre, alors je passais à autre chose. C’est bien dommage, car autant je pourrais me remettre à la calligraphie ou au théâtre, autant la gymnastique de compétition ou le violon c’est un peu plus compliqué aujourd’hui.

Se redonner une chance

En réalité, parfois, il est bon de se forcer un petit peu, pour se rendre compte qu’il s’agit juste de la perspective de devoir apprendre la même chose à nouveau, de repasser par les bases, qui nous ennuie d’avance. Pourtant, une fois le nez dedans, on redécouvre la passion qui nous animait au départ. Et je le reconnais: j’avais pensé à me remettre au violon, mais l’idée de ré-apprendre le solfège et d’entendre le crin grinçant sur les cordes m’a vite refroidie. Bon trade-off, j’ai finalement repris (modérément) la guitare, plus facile pour ré-apprendre seule vu que j’ai conservé mes deux guitares.

De même, après un bon mois overbooké où j’avais vraiment l’excuse de ne plus écrire, je suis tombée dans une routine qui excluait toute forme d’écriture, et ce malgré mes diverses listes et pages d’idées. Pour autant, je n’ai jamais été autant ravie de m’y remettre. Passés les doutes, finalement je re-découvre le plaisir d’écrire !

Se poser les bonnes questions

Une bonne motivation pour savoir si ça vaut le coup de s’y remettre ou pas est de ré-évaluer les raisons pour lesquelles nous avions commencé ce projet, ce hobby à la base: pour soi, ou quelqu’un d’autre? par passion, ou par obligation? Ces deux petites questions peuvent vous aider à faire un choix très facilement.

Voyez ensuite si vous avez toujours la possibilité de vous y remettre: puis-je dégager du temps pour m’y remettre? aie-je les resources nécessaires pour cela (argent, matériel…)?

Enfin, imaginez vous dans deux, trois, cinq ou dix ans: vous remettre à votre hobby perdu maintenant va-t-il vous bénéficier dans le futur ? Est-ce quelque chose que 1) vous aurez toujours envie de faire ? et 2) qui fait partie intégrante de l’identité de la personne que vous souhaitez être plus tard ?

Passer à l’action sans attendre

Ainsi, une fois avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions, pas la peine de se lancer dans des plans d’action détaillés en 5 parties avec différentes to-do listes pour vous convaincre de vous y remettre, et pour établir comment. Parfois, la simplicité est de mise. Prenez simplement un moment, et mettez-vous y, c’est tout. Au lieu de regarder un épisode de série, de procrastiner, de faire la grasse matinée, donnez-vous une autre chance. Croyez en vous. Non seulement les doutes et angoisses disparaitront, mais vous vous sentirez davantage comblé par ce nouveau projet dans votre vie !

Alors, quelle est le projet, l’activité que vous avez abandonné et que vous souhaiteriez reprendre ?

 

2 Replies to “Dépasser ses blocages pour se remettre à nos projets abandonnés”

  1. Je suis un peu dans le même cas que toi, j’ai du mal à garder le rythme en ce moment et je publie très rarement, mon dernier article datant du 3 Septembre. Parfois je n’ose même plus aller sur mon blog, je pense que j’ai un peu honte, j’ai l’impression d’avoir lâcher mes lecteurs et lectrices. Mais tu as raison, parfois il faut juste se relancer! En tout cas je suis ravie de te relire 🙂

    1. Ça me fait plaisir de savoir que je ne suis pas la seule! Merci pour tes encouragements, que je te retourne également 😉 !!

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