Le bonheur sans dépenser, est-ce pour vous ?

L’ère de consommation de masse 

On entend parler depuis quelques années de la mode du mouvement dit « slow » : la slow fashion, la slow food… Ce n’est pas vraiment compliqué de comprendre le succès que cela a eu quand on considère le caractère consumériste croissant de la période dans laquelle nous vivons aujourd’hui : fast food, obsolescence programmée, burn out…

La vitesse est devenue l’un des médiums de communication majeur de notre vie. Et comme tout, il subit des oppositions, des contre-mouvements.

Dans cet âge de consommation de masse, beaucoup commencent à étouffer et à soutenir les modes qui prônent le ralentissement de la cadence de nos vies, le minimalisme etc. Cela permet d’économiser de l’argent, mais aussi de libérer du temps et de nous rendre plus heureux. Alors qu’en est-il ? Est-ce pour vous ?

Vive le slow !

Le concept derrière les mouvements dits « slow » est très simple : l’idée que l’on retrouve la plupart du temps est qu’il faut essayer d’arrêter de sentimentaliser nos achats, de réduire notre consommation, et de remplacer nos achats matériels par des choses immatérielles, c’est-à-dire des expériences, des choses à partager qui permettent de construire un souvenir.

Au premier abord on pourrait penser que les choses matérielles (quand elles ne sont pas cassées ou perdues !), puisqu’elles restent avec nous un certain temps, nous procurent un plaisir plus prolongé que quelque chose qui disparait aussitôt consommé (un concert, des vacances, une visite au musée…).

 Clem Onojeghuo (c)

La sentimentalité des achats : matériels versus immatériels 

Le fait est qu’en réalité, on s’habitue, voire se lasse des objets que l’on a tandis que les expériences génèrent un sentiment de bonheur, de nostalgie positive. Et ce sentiment dure plus longtemps. On se souvient en effet davantage d’un weekend passé à Rome il y a 5 ans que d’un pullover acheté à la même période. Il est même fort possible qu’il ait aussi disparu des placards, en plus de notre mémoire.

L’idée de « bonheur sans dépenser » représente vraiment bien cette nouvelle tendance en faveur du minimalisme. Nous n’avons pas besoin de choses pour être (plus) heureux, même si l’on pense que oui car acheter nous procure un plaisir immédiat, comme s’il s’agissait d’une récompense.

Argent, récompense, émotions

Cependant, ce sentiment de récompense peut entraîner une relation toxique avec notre consommation, en nous poussant à acheter plus. Il procure également une sentimentalité à l’achat – nous ne sommes pas aussi touchés en faisant nos courses alimentaires de la semaine qu’en achetant une nouvelle paire de chaussures – qui peut distordre nos sentiments et nous pousser à ignorer ce que nous ressentons réellement, ou à en chercher les raisons.

Adrian Scoffham (c)

Devenir slow citoyen responsable.

Le slow movement, c’est un peu un mix & match : chacun est libre de l’adapter à ses envies et son mode de vie. Pour certains, cela signifie ne rien acheter et devenir 100% minimaliste en se débarrassant de tout le superflu. Pour d’autres, ce sera l’idée d’acheter moins, mais d’investir dans des produits plus durables, écologiques, de meilleure qualité. D’autres encore tenteront des challenges ponctuels, plus quantitatifs : ne rien acheter pendant une semaine, ne pas consommer de plastique pendant un mois, n’acheter que des vêtements en friperie pendant une année etc.

Bien que l’argent ne crée pas le bonheur, il est clair qu’il peut aider. Ainsi, l’idée de se concentrer sur nos actions, de devenir un citoyen plus conscient de ses investissements ne peut que nous être bénéfique – pour notre mental et notre porte-monnaie ! Redonner à l’argent son rôle de médium d’échange, lui enlever le pouvoir, la pression qu’il exerce peut nous permettre d’améliorer notre relation avec nos dépenses.

2 Replies to “Le bonheur sans dépenser, est-ce pour vous ?”

  1. Merci pour cet article plein de bon sens! C’est vrai que réduire nos dépenses et conscientiser nos achats permet de perdre moins de temps et d’argent! En plus, on finit par vraiment réfléchir avant d’acheter sur le véritable besoin d’achat et, personnellement, cela me permet de réduire mes achats!

    1. Comme on dit aujourd’hui, « less is more » ! 🙂 Ce n’est pas un hasard que beaucoup se sentent stressés, comme retenus par leurs possessions, et quand ils font un tri et commencent à conscientiser davantage leurs achats, une transformation radicale s’opère non seulement visuellement (moins de désordre) mais mentalement (un bien être) !

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