Le NaNoWriMo 2018, c’est fini !

Ceux qui ont suivi mon aventure du mois de novembre savent de quoi je parle. Le NaNoWriMo 2018, ce challenge international d’écriture dont le but est d’écrire 50’000 mots avant le 30 novembre est (presque) fini. Pour ceux qui auraient raté mes précédents articles, vous pouvez en savoir plus sur le challenge ici, et suivre mes premières impressions .

Alors, comment ça s’est passé ?

Je dois dire que ce fut une sacrée expérience ! Après avoir pensé plusieurs fois à participer, je me suis enfin lancée et je ne le regrette absolument pas. J’ai appris pas mal de choses pendant ce mois il faut dire.

D’une part, j’ai appris à préparer les bases d’une histoire : les personnages, l’intrigue, mettre en place mes idées, mais aussi savoir me laisser une certaine liberté quant à l’écriture, et ne pas être trop rigide dans mon plan.

D’autre part, j’ai pu exercer ma force de persévérance et ma motivation. Le NaNoWriMo ne requiert pas nécessairement que l’on écrive tous les jours, il y a en général des jours où il est impossible d’écrire : journée trop chargée, malade, imprévu… Mais des fois on ne peut pas écrire pendant deux, trois, quatre jours, et au bout d’un moment il faut se secouer et se reprendre, il faut ainisi surmonter ce qui est davantage devenu un manque de motivation qu’une excuse valide !

La leçon la plus importante peut-être que j’ai pu tirer de cette expérience, c’est le fait que nos personnages nous emmènent parfois où ils le souhaitent. Je suis une plotteuse, ce qui signifie que j’avais déjà un outline plutôt solide de mon intrigue, jusque la fin. Je savais qui, quoi, quand, qu’est-ce.

Pourtant, parfois, au fil de mes séances d’écriture, je me retrouvais à changer des évènements car ils ne collaient pas avec le comportement de mes personnages, ou parce qu’ils me donnaient d’autres idées. Ca m’a donné du fil à retordre, surtout lorsque j’en suis arrivée à la deuxième semaine où les choses sérieuses commençaient (l’intrigue se posait, les différents pistes partaient dans tous les sens, les personnages prenaient davantage de profondeur…).

Dans ces situations là, il m’est arrivé d’annuler ma session d’écriture et de prendre deux heures pour retravailler toute mon outline. J’ai changé des identités, des armes, des indices, et même des coupables ainsi que des motifs ! L’histoire a pris une toute autre tournure.

Bon et alors, est-ce que j’y suis arrivée au graal des 50K ?

Et bien… oui ! J’ai ralenti mon rythme sur la dernière semaine et demie on va dire, mais j’ai bien passé les 50’000 mots, vous pouvez le constater en suivant ma progression dans l’image ci-dessus. Ça représente 80 pages en police Time 12 sur mon logiciel de traitement de texte, c’est-à-dire l’équivalent d’un roman de 200 pages.

Contrat rempli donc ! C’est très enivrant la sensation de se dire qu’on a rempli un objectif, même si l’histoire n’est pas finie pour tous, on a joué le jeu, fait partie d’une communauté, échangé sur Facebook et le site officiel du NaNoWriMo…

D’ailleurs j’ai pu enregistré le petit diplôme certifiant que j’ai bien passé le cap !

Vers un NaNoWriMo 2019 ?

Après cette première expérience (réussie, qui plus est), je dois avouer que l’envie ne me manque pas de m’engager à recommencer l’année prochaine. J’aimerai d’ailleurs davantage participer à la communauté NaNo, en participant au write-in, soirées et nuits de l’écriture qui étaient organisées dans ma ville (Paris), mais auxquelles je n’ai pas pu me rendre pour cette première édition.

C’est quoi la suite du coup maintenant ?

Et bien la suite pour moi c’est… de continuer à écrire ! Mon histoire (dont le titre est provisoire d’ailleurs) n’est pas encore tout à fait finie, il reste environ 8 chapitres à écrire encore. D’ailleurs, le genre que j’écris (polar), s’élève en général plus autour des 70-80K, donc il me reste encore un peu de chemin à faire, mais sachant que j’approche du dénouement, l’écriture se fait davantage fluide car je sais où je vais.

Après ça, c’est le processus de relecture-correction qui va se mettre en route, car j’ai inséré beaucoup d’annotations dans mon document (j’utilise Pages, le logiciel de traitement de texte Mac pour écrire) auxquelles il faut que je revienne, notamment pour compléter certaines recherches. Donc même si j’aimerais me dire le contraire, j’ai l’impression que le gros du travail est encore à venir !

Affaire à suivre, donc ! 🙂

 

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