Mon avis sur « L’infiltré » de John Grisham (2009)

L’Infiltré est le premier ouvrage de John Grisham que je lis. Recommandé, et après avoir appris qu’il était l’auteur de l’Affaire Pélican dont j’ai vu l’adaptation cinématographique que j’ai adoré (grande fan de Julia Roberts, coupable !), j’ai choisi un de ses livres un peu au hasard, juste en lisant la quatrième de couverture que voici :

« Fraîchement diplômé en droit de l’université de Yale, Kyle McAvoy est destiné à un grand avenir. Ce beau et brillant fils d’avocat cache pourtant un sombre secret qui, s’il venait à être exposé au grand jour, pourrait ruiner non seulement sa future carrière mais aussi sa vie. Lorsque des hommes lui font savoir qu’ils sont en possession d’une vidéo l’impliquant dans un viol collectif commis cinq ans plus tôt après une soirée étudiante arrosée, Kyle n’a pas d’autre choix que de céder à leur chantage… Leur condition est simple : il doit accepter un poste de rêve chez Scully et Pershing, le plus grand cabinet d’avocats du monde.

Installé à New York, sa vie professionnelle ressemble alors à celle de tous les autres collaborateurs de la firme, à une exception près : il ne travaille pas pour ses clients, mais contre eux. Contraint de divulguer des informations confidentielles sur une affaire impliquant deux sociétés d’aéronautique militaire, Kyle se retrouve devant un cruel dilemme : trahir ses employeurs et son honneur, ou racheter ses fautes en passant un accord avec le FBI, aux dépens de sa vie… »


Loi, sexe, vidéo et services secrets… Que ne pas aimer là dedans ? Ces éléments semblent être la clef de voûte d’une intrigue rondement ficelée. Malheureusement, pour moi, la lecture a été décevante.

Malgré la facilité avec laquelle l’ouvrage se lit, et le fait que Grisham sache ne pas perdre son lecteur non initié dans les méandres du monde des gros cabinets d’avocats, j’ai trouvé l’ouvrage assez inégal.
Le début est prenant, les personnalités se dévoilent peu à peu, le suspense est présent dès les premières pages et nous pousse à continuer notre lecture. Cependant, le récit prend du plomb dans l’aile au fur et à mesure que celui-ci avance.

Les personnages secondaires qui apparaissent sont bâclés, creux et parfois même inutiles tandis que les mystérieux corbeaux qui font chanter Kyle, le protagoniste, n’évoluent plus. Leurs échanges d’ailleurs sont assez redondants et peu intéressants, un ennui qui transparaît dans la pauvreté des dialogues. Kyle lui même, perd de son intérêt au fil de la lecture. Il apparaît finalement comme quelqu’un d’assez plat, et du fait de la situation dans laquelle il se retrouve, il n’aime pas son job, n’a pas ou peu d’amis, et reste renfermé sur lui. Grisham aurait dû peut-être davantage creuser la souffrance psychologique du personnage, le niveau de stress, de burn out, de paranoia pour rendre le récit plus mouvementé.

 

Nous entrons tous en faculté de droit avec de grandes idées, faire le bien, aider les autres, combattre l’injustice, mais chemin faisant, on en arrive à renier ses principes. On est attiré par l’argent. On se transforme en putains du monde de l’entreprise.

L’histoire, bien que prenante, est également parfois mal reliée : les passages sur la rédemption d’un ami alcoolique, la demande d’aide au père… Bien qu’ils contribuent à l’intrigue, ces histoires semblent en décalage avec la trame principale dans la façon dont elles sont écrites. Elles semblent être des raccourcis rajoutés pour pouvoir apporter des réponses et ne m’ont vraiment pas convaincues.

Enfin, la chute du roman est beaucoup trop abrupte à mon goût. Non pas tant par rapport au dénouement – c’est un choix de l’auteur d’avoir souhaité terminer son roman de la sorte -, mais bien par rapport à la façon dont Grisham nous amène à ce dénouement. Les choses se passent très vite, en quelques pages, sans réelle surprise (en tout cas pour moi). Le lecteur finit sa lecture sans réponse et plus perdu qu’il ne l’était au début.

En conclusion, cette première lecture de Grisham fut plutôt une déception, mais cela reste un thriller qui se lit en quelques jours très facilement. L’histoire en soit était une bonne idée, mais j’ai trouvé que les personnages était très peu convaincants. Je ne me décourage cependant pas, et compte bien entamer la lecture d’un autre de ses ouvrages car je suis restée tout de même séduite par l’univers sur lequel il écrit – les grosses American law firms – qui me rappelle la série Suits.

. * .

Avez-vous déjà lu un John Grisham ? Le(s)quel(s) ? Que pensez-vous de ses livres, et surtout les nombreuses adaptations cinématographiques qui ont suivi ?!

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :