NaNoWriMo jour 7 : où j’en suis après cette première semaine

Ca y est, déjà une semaine entière depuis que le challenge du NaNoWriMo a commencé, l’heure est venue de vous donner mes premières impressions. Et pour ceux qui n’auraient pas lu mon dernier article et qui ne savent pas de quoi je vous parle, je vous invite à le lire en cliquant ici.

Poser les bases

Comme je l’avais expliqué, j’avais préparé les bases pour mon NaNo. D’une part, car je me suis directement identifiée comme une plotter (c’est-à-dire un type de personne qui a besoin d’être préparée et organisée avant de se mettre à écrire, d’avoir un plan, ou une mind-map, un outline afin de savoir où l’on va). D’autre part car en sachant ce que je dois écrire dans tel ou tel chapitre, ça me permet de combattre le manque d’inspiration.

Je dois avouer que je n’étais pas certaine que le début serait très facile pour moi car non seulement je n’étais pas chez moi les premiers jours du challenge et j’avais donc peur de ne pas réussir à me dégager du temps pour écrire, mais aussi car je trouve que débuter une histoire est toujours difficile. On veut rentrer dans le vif du sujet, parler intrigue, crime et mystère, mais… en fait non.

Il faut prendre (un peu) de temps pour introduire nos personnages principaux et secondaire, délimiter les unités de temps et de lieu de l’action, et pleins d’autres « petits » détails auxquels on ne pense pas nécessairement de suite, mais qui prennent du temps et nécessite une réflexion prolongée pour s’assurer que tout est bien logique – se planter dès le début dans sa timeline, un anachronisme, ou en associant dans une même scène deux personnages qui en fait ne sont pas censés se connaître ou vivre dans la même ville/époque, ça va coincer au bout d’un moment !

Ma routine pendant le Nano

Toujours est-il que je me suis établi mon emploi du temps d’écriture – le writing schedule – : tôt le matin, au réveil, en compagnie d’un café et du silence extérieur. Je sais que beaucoup écrivent le soir – par préférence, par facilité par rapport à leur travail, ou à cause de leurs enfants – mais pour moi il m’est plus facile d’imaginer des scénarios et de me plonger pleinement dans mon travail en me levant car j’ai l’esprit frais et disponible.

Bloquer ces 2-3h matinales me permet également de me dédier à l’écriture de mon livre et ensuite de pouvoir continuer ma journée sans constamment me rappeler qu’il faudra que je trouve un moment pour écrire plus tard, sans savoir bien quand, et cela m’évite de sauter un jour du Nano à cause d’un imprévu.

Les mots, le compteur de mots, le comptage des mots…

Une grosse obsession pendant le Nano, c’est l’objectif 50’000.

Comme je viens de le dire, je commence mes journées par écrire et j’essaie en général de faire au moins 2’000 mots (l’objectif quotidien du Nano étant 1667 minimum pour arriver à complétion le 31 novembre d’un roman de 50’000 mots), mais parfois c’est plus ! Avoir cette petite marge par rapport au minimum me permet aussi de compenser si un jour j’écris moins, ou je ne peux pas du tout.

Est-ce que j’ai suivi mon plan ?

Alors oui, et non.

Je me suis bien servie de mon outline et de mes fiches personnages pour poser les bases de mon roman. Ça m’a aidée à ne pas partir dans tous les sens, et de voir la suite logique dans la succession de mes chapitres.

D’ailleurs, concernant les chapitres, je ne me fixe pas de longueur minimum, ni d’équivalence symétrique à avoir entre chaque : certains font moins de mille mots, d’autres plus de 3K ; certains ne contiennent qu’une scène alors que d’autres en contiennent deux, ou trois, avec des changements de perspective. En gros je considère qu’un chapitre est fini quand il a servi son but, et quand l’auteur estime qu’il est temps de passer au suivant.

Ce qui est intéressant et qui commence à m’arriver maintenant que je rentre de façon un peu plus solide dans l’intrigue en revanche (depuis lundi, c’est-à-dire les 10K environ), c’est que je remarque qu’il manque certains pans à mon histoire, et je rajoute des chapitres entre ceux que j’avais déjà défini dans mon outline. Soit il s’agit de petites scènes qui rajoutent un peu de mystère et de peps au récit, soit j’équilibre avec un chapitre plus descriptif et introspectif qu’actif, soit je développe des mini intrigues ou éléments qui me permettront de rebondir dessus plus tard.

J’avais beaucoup lu sur les forums d’écriture et du NaNo que les personnages « emmènent » leur auteur dans des endroits totalement inattendus au cours de leur processus d’écriture, et font des choses qui n’étaient pas prévues au début ! Je commence à comprendre ce phénomène (et en être l’objet !)

Et du coup, où j’en suis ?

Je suppose que c’est la question la plus intéressante ! En ce septième jour de Nano, j’en suis donc à 17’464 mots. Je suis contente car je m’étais fixée d’être à 15K aujourd’hui, et je vise les 25K pour dimanche, on ne lâche rien !

Je remarque en finissant cet article que je n’ai rien dit de mon roman en tant que tel ! Je suis curieuse de savoir ce que vous pensez que j’écris ? Si ça vous intéresse, je peux faire un article qui parle de mon thème, de comment ça m’est venu, avec peut-être quelques extraits ? Dites-moi en commentaires 🙂

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