Pourquoi vous ne pouvez pas toujours être motivé(e)

Il n’est pas toujours facile de se motiver à faire quelque chose, même quelque chose que l’on a besoin de faire ou que l’on souhaite profondément accomplir. En ce sens, motivation et productivité sont main dans la main, et c’est un cercle qui peut devenir rapidement vicieux. 

Le cercle vicieux motivation-productivité

Ainsi, si notre productivité à achever X tâche se met à baisser, alors le moral en prend un coup, et donc la motivation à continuer X baisse : on se dévalue, on culpabilise, et on a de plus en plus de mal à se remettre sérieusement à X. 

Ce qui est notable est que cette réaction vaut à tous les niveaux d’importance de tâche : de la vaisselle pas faite le soir car vous étiez trop fatigué(e) qui signifie que vous devrez la faire le matin au saut du lit, au fait de ne pas réussir à se mettre sérieusement à ce rapport que vous devez rendre pour le travail, en passant par l’abandon pur et simple d’un projet (une formation certifiante, l’écriture d’un livre, la création d’un site web pour votre projet de start up…). 

Les vagues de motivation

Seulement il faut cesser de se culpabiliser qu’à un moment notre productivité-motivation baisse, puisque c’est normal. D’une part, il est impossible de maintenir une cadence rigoureusement uniforme car nous ne sommes pas des machines, et les aléas du quotidien font qu’il est parfois difficile de tenir nos engagements. D’autre part, le couple productivité-motivation, tout comme la créativité, fonctionne par vagues. C’est un peu comme tout dans la vie : pour être heureux, il faut être passé par des moments difficiles afin d’apprécier la valeur de ce bonheur ; une crise de foi nous fait remettre en question notre alimentation et nous amène à manger sain ; la lumière a besoin d’obscurité pour exister. 

Ces trois exemples très différents démontrent que rien n’est constant, que le positif a besoin du négatif pour exister en quelque sorte, et que ce sont ces changements qui nous permettent d’évaluer nos projets, nos progrès.

Exploiter nos vagues de motivation 

BJ Fogg, expert en sciences comportementales, a exposé sa théorie de « motivation wave » en mars 2012 lors d’une conférence à Boston sur la santé. L’idée de base est simple : quand la motivation est à son plus haut, alors l’individu est plus à même non seulement d’agir, mais d’achever des tâches plus compliquées. 

Le problème tient au fait qu’une fois cette phase positive de motivation passée, nous revenons à nos réflexes et notre routine. Il ne nous reste que notre volonté pour nous pousser à continuer d’agir, sauf que la volonté est une ressource… épuisable ! Cela signifie que plus notre volonté est utilisée au cours d’une journée (le problème de la « decision fatigue »), même pour les plus petites choses, au plus il sera difficile de se motiver à écrire, à aller à la salle de sport, ou à travailler sur X en rentrant chez vous le soir.

Concrètement

Ainsi, afin de contrer les périodes de « creux motivationnel », il faut tirer profit de la phase positive de la vague de motivation :

  • en établissant un système d’habitudes qui permet de s’en tenir à ses projets lorsque la phase de motivation passera en négatif. 
  • en prenant les décisions les plus difficiles pour réduire toute résistance future 

Si votre but est d’écrire un livre, alors en période de motivation positive, il faut vous fixer un créneau quotidien d’au moins une heure pour écrire (après avoir défini le moment le plus propice à votre productivité : matin, après-midi ou soir), puis préparer le plus possible le terrain en limitant le nombre de décisions à faire à l’avenir : système de notes, quel logiciel utiliser pour l’écriture, quelle mise en page…

Si vous souhaitez vous mettre au sport, alors il faut vous fixer un objectif raisonnable en vous libérant du temps, et s’inscrire dans une salle de sport avec engagement, ou encore mieux, caler des rendez-vous avec un entraineur personnel qui pourra vous motiver pendant les périodes de creux. 

Conclusion

Il est impossible d’être constamment à 100%, pour quoique ce soit. Alors rien ne sert de se culpabiliser, il suffit d’anticiper, d’être préparé le plus possible à ces périodes de baisse de motivation en établissant des stratégies qui vous facilitent la vie.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :