Le confinement, ou l’introspection par la perte de repères

Il m’aura fallu près d’un mois pour me remettre à écrire sur le blog alors que nous sommes en pleine période de confinement, et que donc, techniquement, j’ai le temps. Mais j’avais besoin de ce temps pour réfléchir et rentrer en introspection.

Sans rentrer dans le débat d’optimisation de sa productivité en période de confinement versus ceux qui se sentent totalement démotivés, dans les deux cas nous vivons une période nouvelle.

Dans les deux cas, le bousculement des routines nous pousse à faire face à ce qui peut être la source de toutes nos angoisses : nous-même.

Se retrouver face à soi-même, sans échappatoire, signifie forcément qu’à un moment nous rentrerons dans une phase d’introspection. On s’ennuie alors on cherche quoi faire, ce qui nous plait, ce qu’on aimerait faire, ce qu’on a procrastiné jusqu’à aujourd’hui, on se lance des défis. On angoisse. On pense. On réfléchit. Qui suis-je vraiment ? Comment suis-je arrivé(e) jusque-là ? Suis-je satisfait(e) de ma vie ?

Rappelez-vous que ressentir de la peur ou de l’angoisse à cause d’un élément ou d’une situation extérieur est normal. Mais cela n’est en réalité qu’une façon à notre inconscient de communiquer avec nous, de s’exprimer par le prisme d’une de nos blessures. Le plus difficile est cette prise de conscience. Après cette réalisation, posez-vous la question : pourquoi est-ce que je me sens ainsi ? Et apprenez à vous écouter.

Egalement, ce bousculement nous pousse à recréer de nouvelles routines afin de palier à la perte de nos repères. Cependant, être sans repère, c’est aussi l’opportunité de faire table rase de tout ce que l’on souhaite, de ce qui nous dérange, que ce soit physique ou émotionnel : des pensées parasites, des habitudes toxiques…

Être sans repère, c’est se confronter à l’inconfort en faisant face à l’inconnu.

L’opportunité est grande face à ce temps que certains pourraient considérer comme « perdu » : revenir à la valeur des choses, mettre son temps à profit pour soi, réévaluer nos systèmes croyances, dépasser nos pensées limitantes.

Quand on y réfléchit, que signifie réellement l’expression de temps « perdu » ? Dans tous les cas, il s’agit de quelque chose qui s’écoule sans que nous puissions y faire quoique ce soit ; c’est la monnaie la plus précieuse au monde puisqu’elle n’a pas de contrepartie égale.

La situation actuelle nous démontre, aujourd’hui plus que jamais, que rien n’est immuable ; que les schémas de pensées, nos systèmes sociétaux peuvent évoluer, s’effondrer, muter. Que ce que nous pensons comme être la norme n’est pas nécessairement la solution. Car il n’y a pas de « solution », mais des possibilités, des choix. Et quoique l’on en pense, nous sommes à l’origine de ces choix auxquels nous nous confrontons.

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