Utilisez la méthode DARODA pour vous aider à accomplir tous vos objectifs

Tout le monde a des rêves, des projets, des objectifs, des envies. Quand on est enfant, on s’y accroche, on en parle comme une possible version de notre futur.

« Qu’est-ce que tu aimerais devenir ?

« Astronaute ! », « Auteure de best sellers ! » « Aventurière ! »

« Et qu’est-ce que tu voudrais faire de ton quotidien ? »

« Voyager tout le temps ! Avoir 10 chiens ! Parler 5 langues ! »

Tout semble possible. Pourtant, au fur et à mesure que nous grandissons, nous perdons nos rêves – parfois allant même jusqu’à les rejeter d’un revers de main comme des illusions. « Ca, c’est dans mes rêves, mais en vrai, ce qui serait vraiment possible, c’est peut-être… »

Un pied dans l’âge adulte et l’on se plie à la raison – où ce qu’on croit l’être. Pourtant, il y a un dénominateur commun, une solution à tous ces rêves : commencer en faisant le premier pas.

Au coeur de nous-même se trouve un paradoxe. C’est pour cela que nous avons tendance à préférer une pizza ou un muffin à une salade ; que la première séance de sport est souvent désagréable et peut être dissuasive ; que certains sombrent dans la nicotine, l’alcool, la drogue ou même les achats compulsifs lorsqu’ils sont stressés ou malheureux pour apaiser leurs souffrances…

Pourtant, si la recherche du plaisir est bel et bien une donnée biologique, cela ne signifie pas qu’il faille succomber à chacune de nos pulsions. D’ailleurs, combler chaque satisfaction ne fait que prolonger un cercle vicieux duquel il devient de plus en plus difficile de s’extraire, et nos pulsions peuvent souvent être contreproductives avec nos objectifs à plus long terme.

Pour illustrer cela on peut se référer à l’expérience des années 70 du psychologue Walter Mischel (Stanford University) qui étudiait l’autocontrôle des enfants : il a présenté à près de 600 enfants de 4 ans un un chamallow en leur expliquant qu’ils pouvaient soit le manger tout de suite, soit attendre quelques minutes et en obtenir deux.

Le résultat ? Seulement 30% des enfants sont parvenus  à résister au chamallow et à attendre le retour du chercheur une dizaine de minutes plus tard. Une écrasante majorité des enfants a essayé de résister, mais a fini par craquer et engloutir le chamallow : la plupart d’entre eux ont tenu seulement trois minutes sans manger la friandise.

D’où vient cette différence ? Les enfants ayant résisté sont ceux qui ont essayé de se distraire : chanter, se couvrir les yeux, regarder ailleurs. En d’autres termes, ils ont fait preuve de plus d’autodiscipline que les autres afin de maximiser la gratification future.

Le plus dingue dans cette histoire, c’est que cette capacité d’autocontrôle s’est vérifiée plus tard, dans plusieurs champs de leur vie : des années après l’expérience Walter Mischel a recontacté les enfants ayant participé au test du chamallow et les a questionné sur leurs capacités à planifier, à anticiper le futur, à résoudre des problèmes, sur leurs compétences sociales, sur leurs réussites scolaires… Les enfants qui n’avaient pas su patienter et englouti le chamallow rapidement démontraient des tendances à avoir des problèmes de comportements et de moins bons résultats scolaires. À l’inverse, les enfants qui étaient parvenus à se contrôler détenaient de meilleures notes, et leurs parents indiquèrent une meilleure capacité à gérer le stress, à se concentrer…

Cette expérience est en somme une métaphore de la vie dans nos sociétés développées aujourd’hui, temples de la consommation. Il est facile de tomber dans l’excès et de confondre plaisir et bonheur : oui, se prélasser un dimanche en regardant une saison entière de votre série peut être agréable, mais cela ne vous aidera en rien à devenir bilingue ou à monter votre entreprise. Le plaisir peut faire partie du bonheur, mais il en est différent car le plaisir est éphémère alors que l’état de bonheur – au sens spirituel – est censé être un état de calme et de paix intérieur.

Nous aimerions probablement tous avoir la capacité d’écrire comme Dickens l’a fait pour A Christmas Carol une histoire aussi célèbre désormais en seulement six semaines, mais il y a davantage de chance que vous comme moi ayons besoin d’une méthode pour nous cadrer. Ainsi, comment lutter contre cette nature qui semble être contre nous et nos projets personnels, et qui nous souffle de manger un deuxième cupcake, de regarder un autre épisode sur Netflix, de se satisfaire de ce que nous avons autour de nous ?

La réponse est simple. Il suffit de savoir changer son quotidien grâce au pouvoir des habitudes. Mais pas n’importe comment : petit à petit.

L’idée est de faire une sorte de grand rétro planning de sa vie. Après avoir identifié nos objectifs finaux (apprendre une langue, écrire un livre, courir un marathon, créer sa boîte…), il faut s’interroger sur la raison qui nous pousse à vouloir réaliser cela. Une fois que nos intentions sont claires et alignées, il n’y a plus qu’à développer toutes les étapes qui participent à la réalisation de ce dernier, puis à se concentrer sur une ou deux choses maximum à la fois. La méthode DARODA :

  • Déterminer l’objectif final
  • Aligner cet objectif avec soi-même en se questionnant sur la raison pour laquelle on souhaite l’accomplir (valeurs, intention)
  • Rechercher ce qui est nécessaire d’avoir ou de faire pour réussir
  • Organiser les étapes de ce processus de manière cohérente, précise et développée
  • Dater ces étapes en les inscrivant en rétro planning
  • Amorcer le processus en commençant petit (réaliste)et mesurable, selon la méthode des SMART objectifs (Specific, Measureable, Achievable, Relevant, Time-bound)

Par exemple si votre but est d’apprendre une langue :

  • Déterminer la langue que vous souhaitez apprendre en premier lieu, pour quand, et à quel niveau : par exemple dans 2 ans vous souhaitez être à l’aise à l’oral, c’est-à-dire savoir tenir une conversation avec un local en suédois.
  • Ensuite, il faut vous questionner : pourquoi souhaitez vous apprendre cette langue ? Est-ce pour être à l’aise dans vos prochains voyages ? Car vous allez souvent dans ce pays ? Pour le challenge intellectuel ? Pour pouvoir regarder des films et lire en VO ? Sans intention clairement identifiée, vous trouverez constamment une justification pour ne pas agir au quotidien vers cet objectif.
  • Une fois que vous êtes au clair avec vous-même, recherchez la méthode de travail qui vous convient le mieux : des cours particulier ? des cours sur internet ? avec une app et en participant à des réunions dans votre ville avec des gens parlant la langue que vous souhaitez apprendre ?
  • Une fois que vous avez toutes les clefs en main pour vous y mettre, il faut planifier : déterminez le volume horaire que vous souhaitez mais aussi surtout que vous pouvez de façon réaliste consacrer à l’apprentissage du suédois, et quand : avant le travail ? après ? à la pause déjeuner ? plutôt le weekend ? combien de temps en tout ?
  • Il est temps d’inscrire vos sessions d’études dans votre calendrier pour vous y tenir, avec des deadlines et des milestones afin de voir vos progrès et rester motivé : prévoyez un café avec un natif ou bilingue suédois pour vous tester au bout de six mois, tentez de lire un livre pour enfant ou pour ado, essayez de regarder un film ou une série en VOST…
  • Une fois que toutes les bases ont été couvertes, il ne reste plus qu’à se lancer. Si vous avez choisis une méthode plutôt autonome, rien ne sert de commencer la première semaine avec 2h intensives tous les soirs : 15, 30 minutes sur une app par exemple, ou en regardant une vidéo youtube suffiront pour voir vos progrès rapidement, tout en vous gardant motivé.

L’important est de s’autoriser des pauses (ne pas pratiquer pendant 1 ou 2 jours n’est pas un drame, le plus important à conserver est la consistance), d’accepter qu’il y aura des moments difficiles où vous aurez l’impression que la session n’aura servi à rien, et de créer des milestones et des récompenses (par exemple prévoir un long weekend à Stockholm pour pratiquer en immersion !).

Vous constaterez que cette méthode est applicable à tout objectif à condition que celui-ci soit précis, et en alignement avec vous-même, puisqu’elle vous fournit un cadre d’action tout en permettant une marge d’adaptation à toute sorte d’aspiration.

L’idée principale à retirer de cet article, au-delà de la méthode DARODA, c’est probablement que le plus simple est de commencer, quitte à échouer, car ce sera toujours mieux que de regretter de ne jamais s’être donné la chance d’essayer.

*

Pour aller plus loin

  • Une vidéo sur le test du chamallow et la réaction des enfants : https://www.youtube.com/watch?v=xybQrxvpOnY&feature=emb_title

2 commentaires pour “Utilisez la méthode DARODA pour vous aider à accomplir tous vos objectifs

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